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  Mécanismes de la dénutrition
  Mobilisation des réserves
     énergétiques

  Le déficit protéique
  Mouvements d'eau, d'électrolytes et
     de minéraux

  Marasme, Kwashiorkor…
 

Mobilisation des réserves énergétiques

En cas de carence d'apports (absolue ou relative face à des besoins élevés), les réserves doivent être utilisées pour couvrir les dépenses énergétiques et assurer les synthèses protéiques "prioritaires".

   
Les principales ressources d’énergie sont :
 d'une part la mobilisation des acides gras stockés dans le tissu adipeux sous forme de triglycérides (lipolyse) aboutissant à une diminution de la masse grasse,
d'autre part la production hépatique de glucose, faisant intervenir rapidement la libération du glucose stocké sous forme de glycogène (glycogénolyse), et surtout la synthèse de glucose (néoglucogenèse), en particulier à partir des acides aminés provenant de la dégradation des protéines musculaires (protéolyse), ce qui permet en particulier le maintien d'une glycémie suffisante pour assurer un apport indispensable en glucose aux organes tels que le cerveau.
   
En revanche, l'énergie fournie par l'oxydation des protéines est faible.
   
La mobilisation des réserves énergétiques est la résultante d'une modification des sécrétions hormonales : élévation de la sécrétion des hormones dites « de la contre-régulation » (en particulier cortisol, glucagon), et réduction de la sécrétion d'insuline, qui peut s'accompagner d'une résistance périphérique à l'action de l'insuline.
L'adaptation à une situation de carence énergétique amène une réduction de la dépense énergétique, au prix d'une réduction de l'activité physique et d'un arrêt de la croissance.