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Le déficit protéique
est généralement la conséquence
d'une fuite protéique (digestive, cutanée,
urinaire...) ou d'une pathologie inflammatoire entraînant
un « vol » métabolique, c’est-à-dire
la synthèse hépatique prioritaire de protéines
dites "de la phase aiguë" de l'inflammation
aux dépens des autres synthèses telle
celle de l'albumine. Le déficit protéique
peut aussi se constituer du fait d'une carence globale
d'apports, ou plus rarement d’une carence sélectivement
protidique (régime pauvre en protéine…).
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L'adaptation à ces déséquilibres
suppose une réduction du renouvellement protéique
et des pertes azotées urinaires. Elle a pour
finalité de préserver la masse protéique
viscérale (à savoir les protéines
contenues dans les organes tels que le foie) aux dépens
de la masse musculaire (30 à 40% du poids corporel).
Les acides aminés issus de la protéolyse
musculaire (ou destruction des protéines constituant
des muscles) alimentent la synthèse protéique
hépatique. Ainsi, chez l'enfant dénutri,
la masse protéique musculaire peut être
réduite de 50% alors que la réduction
de la masse protéique totale n'est que de 20
à 30%.
Malgré cette adaptation, un déficit protéique
chronique entraîne une réduction de la
synthèse protéique hépatique et
une hypoprotidémie* avec hypoalbuminémie**,
ce qui conduit à la constitution d’œdèmes.
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