denutrition enfant, dénutrition pédiatrie, nutrition, croissance infantile, nutricia, apports nutritionnels  
 
  Ce qu’il en est…
  Fréquence et enjeux
  Les causes de dénutrition à l’hôpital
  Prévention de la dénutrition
  Dépistage de la dénutrition
 

Prévention de la dénutrition

La prévention de la dénutrition chez l’enfant hospitalisé exige d’identifier des facteurs de risque, afin de permettre la prise en charge précoce des enfants les plus à risque avant que la dénutrition ne s’installe. Il est important de comprendre qu’un enfant peut être non dénutri et pourtant à haut risque de le devenir.

   
Une étude réalisée en 2000 dans un hôpital pédiatrique avait pour objectif de déterminer les principaux facteurs de risque et de mettre au point un score permettant de quantifier le risque, simple, et reproductible.
   
L’étude a porté sur 296 enfants hospitalisés. La ration alimentaire prescrite était déterminée par les médecins et les diététiciennes en fonction de la pathologie de l’enfant.
   
La gravité de la pathologie de l’enfant était classée en :
 légère (cotée 0) correspondant par exemple à la réalisation d’examens, des infections sans gravité, une chirurgie mineure…
 moyenne (cotée 1) correspondant par exemple à des infections sévères mais ne mettant pas en jeu le pronostic vital, une chirurgie classique, des fractures, une maladie chronique sans poussée aiguë, ou une maladie intestinale chronique.
 sévère (cotée 3) correspondant par exemple aux cancers, au SIDA, aux chirurgies majeures, aux blessures multiples ou brûlures graves, à une poussée aiguë d’une maladie chronique, à une dépression majeure.
La consommation alimentaire était relevée quotidiennement.
L’évolution du poids en cours d’hospitalisation était notée.
L’existence d’une douleur, quantifiée par l’échelle appropriée à l’âge, était prise en compte.
   
A l’issue de cette étude, les facteurs de risque identifiés pour la survenue d’une dénutrition sévère en cours d’hospitalisation étaient : la sévérité de la maladie, la réduction de la consommation alimentaire en-dessous de 50% de la ration alimentaire prescrite, et la douleur.
   
Ces facteurs de risque ont été combinés pour construire le score de risque comme suit :
 Gravité de la maladie cotée comme ci-dessus en 0,1 ou 3
 Présence d’une douleur : cotée 1
 Réduction de la consommation alimentaire : cotée 1 si inférieure à 50% de la ration prescrite.
Ainsi, le niveau de risque est coté de 0 à 5 (au maximum : pathologie sévère avec douleur et réduction de la consommation alimentaire à moins de 50% de la ration prescrite).